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17 janvier 2012 - 20:59:51 spacer  
La coproduction internationale : un art belge.
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Un homme qui crie, une coproduction entre la Belgique et le Tchad.
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La Belgique est-elle championne du monde des coproductions cinématographiques? Elle peut en tous cas postuler pour le titre. En cause: la taille de notre pays qui rend difficilement rentables la mise en place et l’exploitation d’un long métrage sur notre seul territoire. André Delvaux fut un des premiers artisans des collaborations avec la France.

Ces dix dernières années, l’activité de la fédération Wallonie-Bruxelles, l’émergence de fonds régionaux et l’apparition du Tax Shelter ont largement accéléré le processus. Elles l’ont aussi inversé avec l’arrivée de nombreux producteurs français décidés à investir en Belgique pour jouir de ces soutiens et mécanismes financiers. En échange, ils choisissent des acteurs ou des techniciens de chez nous, tournent ici ou réalisent des pans entiers de postproduction dans nos sociétés qui, du coup, engagent du personnel, perfectionnent l’outil, innovent, etc. Et tout notre cinéma en profite !

Dès leur première édition, les Magritte ont donc créé une section spécifique destinée à mettre en valeur ce type de collaborations. Une démarche qui n’étonnera que celui qui ignore cette particularité de l’industrie cinématographique belge.
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En 2012, les Magritte du cinéma vont encore un pas plus loin et proposent deux récompenses pour cette catégorie : la première est réservée comme d’habitude aux films internationaux, l’autre au ciné flamand (lire ici ). Ironie du calendrier et des nominations, ce qui aurait pu passer pour un cadeau fait à l’autre communauté se révèle au final peut-être une aubaine… pour les longs métrages internationaux.
Débarrassés de l’ogre Rundskop et d’Hasta La Vista, ils ont tout à coup un peu plus de chances de s’emparer d’une statuette sur la scène du Square le samedi 4 février.

Le plateau retenu ici est assez diversifié si bien qu’il est à l’heure actuelle bien difficile de savoir quelle œuvre va émerger: un profil populaire, un film plus ciblé vers un public cinéphile? Les votants privilégieront-ils les vedettes ou mettront-ils en exergue des acteurs moins connus?



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Les Émotifs anonymes a l’immense avantage d’être emmené par Benoit Poelvoord (aussi cité dans la catégorie "Meilleur acteur" pour ce rôle) qui prouve une nouvelle fois que le couple qu’il forme à l’écran avec Isabelle Carré est magique.

C’est une comédie douce-amère, originale et décalée… finalement pas très éloignée dans l’esprit de son concurrent, Potiche, avec sa cascade de stars : Catherine Deneuve, Fabrice Lucchini, Gérard Depardieu, Judith Godrèche, Karin Viard… on croit rêver. D’autant que notre compatriote Jérémie Renier qui y préparait visiblement le rôle de Cloclo (ce look!) est de la partie. Au point que sa performance lui vaut une nomination dans la catégorie "meilleur acteur dans un second rôle". Les Seventies kitch, une famille dysfonctionnelle, l’émancipation féminine qui frappe à la porte et une folle dose de fantaisie débridée : François Ozon fait mouche !



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Dans un tout autre style (c’est le moins qu’on puisse écrire) Route Irish nous plonge en plein conflit irakien sur les traces de deux jeunes soldats anglais qui veulent profiter de la guerre pour se faire un peu d’argent. Oui, les soldes sont alléchantes. Mais l’un des deux meurt à Bagdad sur la route Irish. Refusant la thèse officielle son ami va enquêter sur ce décès suspect et dérangeant.
Du grand Ken Loach militant. Et spectaculaire. Du coup, il n’est pas incroyable d’imaginer que le génial Britannique réalise la passe de deux après son succès de l’an dernier avec Looking for Eric.


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Prix du jury au Festival de Cannes, élu Meilleur film francophone aux Prix Lumière, meilleur film au Verona Afrikans Film Festival et deux fois couronné au Dubai International Film Festival, le tchadien Un homme qui crie est sans doute le film qui affiche le profil le plus adapté à un festival ou à une cérémonie du type des Magritte.
Histoire magnifique, contexte contemporain méconnu et fort, dilemme insoutenable, interprétation bouleversante, tout y est…


Mais il serait étonnant qu’un des films en compétition prenne un net ascendant sur les autres. Ça risque de se jouer à quelques voix. Alors, voter bien !
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Les motifs anonymes
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